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Ce guide vous invite à la découverte des splendeurs que vous réserve le sud Marocain. Vous y trouverez aussi toutes les informations pratiques indispensables à la bonne organisation de votre séjour.
Bienvenue au Maroc
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Vallée du drâa |
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Qsar Amezrou : Q’ils évoquent parfois la composante autochtone de la population, avec laquelle les immigrants ont fusionné au long des siècles, les habitants d’Amzrou (ou Amezrou) persistent à se dire d’origine arabe, ou bien amazigh.
Il est vrai que les ancêtres de la composante arabe ont fait souche dans les parages depuis les temps reculés la tradition orale fait remonter au XIIIème siècle leur installation dans la vallée et leur présence est attestée à Amzrou (alors Tagmaderte) à la fin du XVème siecle. Quant aux Imazighen, ce sont en effet, les descendants de familles arrivées au XlXème ou XXème siecle. Mais là comme ailleurs dans la vallée, Arabes d’abord, Imazighen ensuite, ont rejoint une population autochtone majoritaire, les Draoua. Trois grandes « familles» sont traditionnellement distinguées le clan des Oulad Bafdil et Ouakass, celui des Oulad Haddou (dont la famille Zioua, réputée avoir construit la première maison du qsar) et enfin les OuladÂbou, arrivés les derniers.
Amzrou et Tagmadert.L’identité du qsar d’Amzrou s’avère énigmatique. Selon certaines sources, il ne serait rien d’autre que Tagmadert, ce qsar dont provient le fondateur de la glorieuse dynastie saadienne. Pour d’autres, Tagmadert devait être située entre Amzrou et Sert.
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| Un observateur européen affirme en avoir vu les « Les ruines imposantes» dans les années 1940.l’énigme est difficile à résoudre dans la mesure où la confusion est de règle, dans toute la tradition historique, entre nom de qsar et nom de palmeraie ou encore d’une sous-région de celle-ci.D’autre part, les deux toponymes relèvent d’époques distinctes, le nom d’Amzrou n’apparaissant qu’au XVIII siècle. |
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La tradition orale mezriouia concorde mal avec l’identification de la kasbah d’Amzrou à celle de Tagmadert, dans la mesure où celle-ci est réputée avoir été construite sur l’ordre du Sultan Moulay Mohamed echCheikh, vers 1550. Or, aux dires des anciens, la kasbah d’Amzrou aurait été construite par les familles les plus anciennes, qui voulaient fuir les inondations dont étaient victimes leurs demeures bâties plus en bordure de l’oued, à Sidi Aissa (aujourd’hui Bouden-den). Ils se déplacèrent d’abord à côté de la zaouiaAhmed (ancien nom de la zaouit Amzrou, située en bordure de la route, à l’entrée d’Amzrou), puis, à cinq cents mètres de là, au pied de la colline sur laquelle ils édifièrent la kasbah de manière à se protéger de l’insécurité régnante. on sait que la région faisait du bled essiba, le « pays de la dissidence ». Faut-il penser que le qsar actuel d’Amzrou est un qsar reconstruit sur les ruines de Tagmadert ? Peut-être l’a-t-il été en effet après que les Aït Atta l’eurent enlevé sous le règne de Moulav Seliman (1792-1822). Mais comment doit-on interpréter le fait que les deux canaux d’irrigation commandés au pied du jebel s’appel-lent, targa mezriouia et targa Tagmadert (lequel s’enfonce plus avant que son paralèle dans la vallée)
Quoi qu’il en soit, le visiteur d’Amzrou Tagmadert peut sans conteste se convaincre qu’ il est sur les traces d’un lieu éminent de histoire marocaine, ouest africaine, nord africaine, universelle. |
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