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Les moussems : homage aux saints, fêtes communautaires
Le moussem n’est pas que chevauchées et agapes, foules colorées, danses artistiques, ais il constitue aussi l’événement régional annuel qui exprime une culture séculaire
dans toute sa diversité: commerce rural, danses locales, festivités traditionnelles, rites
religieux et spirituels en mémoire des saints marabouts locaux.
Ces manifestations dépendent souvent des conditions et dates de la récolte, selon le calendrier lunaire. Il est impossible de donner les dates longtemps à l’ avance, les moussems sont liés aux 43 zaouias de la vallée du Drâa.
Ils sont organisés par les zaouias, avec des fonds collectés auprès des notables, des bienfaiteurs et surtout des personnes trouvant dans la cotisation et le don une satisfaction spirituelle et religieuse.
Les trois principaux moussems sont : le moussem de zaouia naciria à Tamgrout, le moussem de zaouia Salhia à Zaouit Sidi Salah, et le moussem de zaouia Elkadiria au qsar de Tamsla.
Le moussem de Tamegroute
Tout au long de l’histoire moderne du Sud-Est Marocain, Tamgrout a joué un rôle historique fondamental dans les domaines social, culturel et spirituel.
Son rayonnement, notamment après la fondation de la zaouia en 1575 par Abou Hafs Al Ansari, n’a cessé de croître pour dépasser le cadre local et marquer de son empreinte l’ensemble du Maroc septentrional, participant au développement de la culture et des sciences religieuses, notamment au XVL”~ et au XVIF”~ siècles. Forte de tout cet héritage historique, Tamgrout constitue aujourd’hui l’un des pôles des plus attrayants et des plus célèbres de la province de Zagora, l’une des valeurs des plus prestigieuses du patrimoine historique de la vallée du Drâa..
Le moussem de l’achoura, fixé au 10 moharram de chaque année, reste sans nul doute la manifestation la plus marquante.
Le moussem de Sidi Salah
le moussem relevant de la zaouia Sidi Salah s’organise au sud de la commune de Ktaoua, cercle de Tagounit, Province de Zagora, lieu du mausolée de son fondateur cheikh Imam Ahi Chouayeb Ben Brahim Bnou Abdelmoumen Darîi (1005- 1096 (le l’hygire).
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