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Ce guide vous invite à la découverte des splendeurs que vous réserve le sud Marocain. Vous y trouverez aussi toutes les informations pratiques indispensables à la bonne organisation de votre séjour.
Bienvenue au Maroc
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Vallée du drâa |
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L‘habitat traditionnel de la vallée du Drâa (qsar, kasbah et agoudim) est l’oeuvre collective d’une société harmonieuse, il doit son existence à la cohérence économique, sociale et culturelle des palmeraies. Son organisation et les techniques utilisées pour sa construction sont le produit du génie oasien. L’habitat traditionnel constitue le principal héritage des civilisations sahariennes et traduit l’organisation socio-économique locale. Le qsar demeure indiscutablement le type de construction le plus répandu, avec les kasbah et les agoudim. |
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Le qsar se présente comme une place forte édifiée généralement sur un site invulnérable assurant le maximum de sécurité. Il est entouré de remparts bastionnés et possède ses propres magasins de réserves alimentaires et ses puits protégés. Il dispose le plus souvent d’une seule entrée fortifiée. Le qsar reflète l’insécurité dans laquelle vivaient les populations oasiennes avant l’instauration de la paix.
Les nomades transhumant à proximité étaient des gendarmes du désert en même temps que des pilleurs. Qu’ils aient été Imazighen (Aït Alla) ou Arabes (Hrar), dissidents ou alliés au maghzen, ils s’imposaient en protecteurs des voies commerciales autant que des qsour |
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Les relations directes et soutenues de ces palmeraies, coincées entre Haut-Atlas et Sahara, avec le maghzen n’ont jamais abouti à la soumission des populations au pouvoir central. Les qsour sont donc restés une zone de dissidence où le maghzen et les divers leffs’ de nomades se disputaient le commerce caravanier et les ressources agricoles. Soumis ou insoumis, au gré des fluctuations historiques, ils ont donc évolué dans une atmosphère d’insécurité. A l’aube du XXème siècle, au terme de contilts incessants, ces oasis se retrouvèrent épuisées et ruinées.
Désormais, le maghzen avec les grands caïds de l’Atlas d’abord et les Français ensuite, va soumettre nomades et sédentaires à son autorité, mettant ainsi fin à l’instabilité et à l’insécurité séculaires. |
Le modèle architectural
La plupart des maisons sont bâties sur trois niveaux,et de quatre à six niveaux :
Pour les maisons de notables (tighremte ou kasbah). Le modèle des maisons est pratiquement identique, mais les surfaces varient selon le degré d’aisance et le prestige du propriétaire Chacune comporte un patio et dispose de murs mitoyens sur tous les cotés, excepté au rez-de-chaussée du coté de l’entrée.
Le plan typique de la maison présente trois carrés inscrits l’un dans l’autre. Le plus grand des carrés représente le contour de maison, le petit carré constitue le contour du séjour central au centre duquel se trouve l’ouverure carrée de la cheminée d’aération et d’éclairage supportée par des arcades appuyées sur deux à quatre piliers
selon la taille de la maison. Entre les deux carrés se situe la zone des pièces (étables, chambres, grenier). Celles-ci changent de fonction à mesure que la maison s’élève en hauteur. L’escalier se situe dans un angle de la zone des pièces. Le rez-de-chaussée, inhabitable pour les hommes, est réservé au bétail, au matériel agricole et aux réserves domestiques non périssables.
La pièce centrale, qui est de forme carrée, sert souvent de débarras en hiver, de salle de séjour en été pendant la journée. Le premier étage ou l’assfalou est souvent réservé à la cuisine, aux chambres à coucher, aux réserves des denrées (grenier). Cette partie, où se tiennent souvent les femmes, est donc interdite à tout étranger à la famille. Le second étage est à moitié couvert. La partie couverte comporte, généralement, une seconde cuisine, qu’on utilise en été, et la mesria (salle de séjour) qui constitue la seule pièce accessible pour un étrangcr. On y accède directement par l’escalier sans avoir à traverser l’assfalou. La partie non couverte du second étage est une terrasse qui sert de salle de séjour à la belle saison. On y dort même, les nuits d’été, pour fuir la chaleur des pièces courantes.
Ainsi la maison est-elle adaptée aux besoins d’une société paysanne à la fois pudique et accueillante, vivant dans l’insécurité, soumise aux alternances du climat et des saisons. |
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