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Ce guide vous invite à la découverte des splendeurs que vous réserve le sud Marocain. Vous y trouverez aussi toutes les informations pratiques indispensables à la bonne organisation de votre séjour.
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Vallée du drâa
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La poterie est un art transmis d’une génération à une autre. certains potiers très fiers de ce savoir faire en font leur nom de famille « Elfakhar » ou le potier.
Les apprentis dois eut commencer dès l’âge de 7 à 8 ans à observer les travaux dans les ate­liers. Vers 10 ans, ils participent déjà à l’approvisionnement en bois de chauffe, en argile. en schistes verts concassés et au iras ail de malaxage de la pâte argileuseUn  peu plus tard, le jeune potier est initié à la fabrication des bols,

des petites cruches et d’autres produits peu complexes.il n est pas permis à l’apprenti de s’approcher des fours au moment de la mise en place du matériel ou au moment de la Cuissson.Certains usages de poterie ont une significa­tion particulière dans la culture locale
Tahras zlafa ou le «  casse-bol » pratiqué par les jeunes mariés, la veille de la nuit de noce, est un grand symbole de relation homme/femme au cours de la noce.Thrass el goula ou « casse-cruche », éxé­cuté par les jeunes mariées auprès de leurs époux pour laisser s’épandre l’eau contenue dans la cruche. C est une forme de prière pour obtenir des périodes de vrai bonheur que sont les années pluvieuses dans la vallée.

La poterie dans la vallée du Drâa remonte à des temps très anciens et laisse apparaître l’empreinte de la culture artisanale locale mariée à des influences citadines. notamment celles de Fès et de Marrakech. Elle est lune des principales activités artisanales de la vallée du Drâa. Sa matière première est Constituée essentiellernent d’argile. D’eau et de bois. la poudre de certains minéraux et des substances chimiques sont utilisées pour la décoration des produits. Elle présente deux formes principales, la poterie à émail vert et la poterie blanche. La pre­mière est l’apanage de tamegrout, la seconde est pratiquée dans les autres localités, notamment Sfalat. Ouled Brahim, Tazrout, Sidi Ahmed Ben Ah, Astour, Tansikht, Agdei Laqsar. Tarmast. La production répond principalement à des besoins locaux, toutefois des ouvertures aux marchés nationaux et internationaux sont amorcées par la coopérative de Tamgrout ou individuellement par les parties  des autres villages.

La poterie à émail vert
Une poterie liée à l’histoire
De la zaouia de Tamgroute
La zaouia naciria. confrérie religieuse, fondée durant la 2ème  moitié du XVIème  siècle, a joué un rôle principal dans la constitution de ce patrimoine.

Les fondateurs de la zaouia avaient l’ambi­tion d’élever le village de Tarngrout au rang d’une médina, en mesure de rivaliser avec les villes impériales telles que Fès et Marrakech. Pour amorcer la réalisation de ce rêve, ils avaient rassemblé dans cette agglomération des commerçants et des artisans, menuisiers, forgerons, tanneurs, potiers. Ces derniers étaient originaires de Ghris dans le Tafilelt et du qsar Agouni, situé à quelques kilomètres de Tamgrout.
La poterie, occupant un quartier bien indi­vidualisé, constitue aujourd’hui, à côté de la bibliothèque de la zaouia, la principale composante du patrimoine culturel et artis­tique de Tamgrout..

La poterie blanche

La poterie blanche est très enracinée dans la région. Celle des Oulad Brahim remon­terait selon les traditions orales à plus de 600 ans, tandis que les six grands ateliers de poterie blanche d’Astour, dateraient de six générations. À Sidi Ahmed Ben Ali, non loin de Tamgrout, les traces d’anciens fours et chantiers potiers abandonnés sont encore reconnaissables.

À la différence de la poterie de Tamgrout OÙ l’argile est mouillée pendant quelques heures, celle utilisée dans la poterie blanche est mélangée à l’eau dans une petite fosse et laissée pendant une quin­zaine de jours avant d’être transformée en pâte pour la mise en forme des produits.Outre le tour utilisé pour le façonnage, cer­taines poteries blanches nécessitent des moules spécifiques tel que le moule de pierre. les moules diffèrent selon la forme et la taille du produit.

Bijoux

La femme de la vallée du Dr~a ne connais­sait que des bijoux en argent ou en corail l’or n’a eu sa place au sein de cette po­pulation que ces dernières décennies. Les bijoux utilisés sont
les larges boucles d’oreilles, khors, faites souvent de grands anneaux
les bracelets plusieurs sortes sont utili­sées selon l’âge de la femme et la valeur de l’article

  1. Dblej il s’enfile autour du poignet. Ce genre de bracelet est abandonné depuis plusieurs décennies car trop lourd : il peut peser jusqu’à 250 grammes
  2. N’bala c’est par excellence le bracelet des femmes jeunes. Le forgeron le fabrique sur directives de la cliente. Il est plus épais, large de deux doigts, non fermé
  3. les bagues, khatem, sont souvent faites d’argent ;
  4. les colliers sont montés par les femmes elles-mêmes, à partir d’éléments d’argent, de perles et de pierres précieuses ou semi-précieuses.

Les femmes qui en ont les moyens fariquent des colliers avec des pierres de corail.

 

 

 

       
     
       
 
 
Source des informations : guide du touriste ADEDRA - Zagora - Maroc
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